L’affaire Trafigura dépasse largement le tribunal suisse : elle raconte comment l’Angola, pays dépendant du pétrole, a été piégé par des décennies d’opacité contractuelle. Derrière les 4,3 M € de pots-de-vin et les réseaux d’intermédiaires se cache une mécanique plus vaste : des carburants importés à prix gonflés, des subventions intenables, et une population prise en étau entre la rente et l’austérité.
La souveraineté énergétique ne viendra pas d’un slogan, mais de la transparence : publication des contrats, identification des intermédiaires, et mise en concurrence réelle des opérateurs. Sans cela, les scandales se répéteront et les réformes économiques continueront de déclencher colère et défiance.
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